Risque élevé de pollution de la Seine durant l’été

Dernière mise à jour : 27 mai

Les promeneurs ont pu le constater : des mousses abondantes, des substances qui ne sont normalement pas là, flottent sur la Seine plus souvent qu'habituellement, et ce depuis environ 2 semaines.

Presque 3 ans après la destruction totale de l’usine de clarifoculation de l’usine d’épuration des eaux usées de Seine Aval, le nouvel incendie de l’usine de Colombes diminue encore les capacités de traitement et fait craindre des pollutions importantes durant l’été.



Allons-nous revoir des poissons morts le long des berges de la Seine ?


Rappelons d’abord la succession d’accidents dans les usines du Siaap :

• Février 2018 : incendie détruisant le bâtiment filtre presse d’Achères 4,

• Mars 2018 : dégagement d’un nuage de gaz orangé,

• Juillet 2019 : incendie détruisant le bâtiment de clarifoculation,

• Et enfin Avril 2022 : Incendie détruisant partiellement l’usine de Colombes.


Ce dernier incendie est important car il diminue à nouveau les capacités de traitement de Seine Aval en cas de fortes pluies, puisque les eaux habituellement traitées par Colombes sont maintenant partiellement renvoyées vers Seine Aval.


Et cela va durer. Les dates de remise en service de l’usine de clarifoculation de Seine Aval ne se rapprochent pas. Alors qu’en 2020, le Siaap évoquait une réhabilitation de la filière et une reconstruction de la clarifoculation en 2023, on table maintenant plutôt sur 2025.


L’usine de Colombes, quant à elle, ne sera probablement pas remise en service avant longtemps. Le Siaap ne communique actuellement pas de date.


La remise en service des anciens bassins d’aérations « Achères IV », en 2020, qui a permis d’augmenter la capacité de traitement en temps de pluie (sans le ramener aux niveaux précédents), ne sera absolument pas suffisante.


Les conditions climatiques pendant l’été, avec de fortes chaleurs, un temps sec et la survenance d’épisodes orageux constituent chaque année une période sensible pour le maintien de l’équilibre écologique.

En cas d’orage, Seine aval sera dans l’incapacité de traiter les quantités énormes d’eaux polluées arrivant dans ses réseaux.

Des rejets d’eaux non traitées seront alors effectués, qui ne manqueront pas de faire baisser le taux d’oxygène et d’augmenter la pollution, provoquant la mort des organismes vivant dans la Seine.


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